Forum › Forum › Discussions sur la prostitution › Article du Parisien / 14.12.2025
- Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Grozkorot, le il y a 1 semaine et 2 jours.
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2 janvier 2026 à 17 h 50 min #66694BGB – LausanneParticipant
- Messages : 90
- Lapinaute débutant
Bonjour à tous, et bonne année au passage.
Une âme charitable peut – elle copier coller l’article ci – dessous du journal Français Le Parisien concernant le BodyPlay à Lausanne, svp ?
Pas le temps de m’emm*rder à créer un compte, abonnement payant et truc muche.
C’est, donc, un article payant et réservé aux abonnés du Site Internet.
Le lien en question :
Merci et tout de bon.
BGB
2 janvier 2026 à 18 h 58 min #66699Phox12Participant- Messages : 126
- Lapinaute confirmé
En Suisse, travailleuse du sexe, un métier comme un autre : « Ce milieu génère un fric fou »
Encadrer la prostitution ? Ce vieux débat vient d’être relancé par une proposition de loi du RN. Certains pays comme la Suisse ont opté pour la légalisation.
Le ballet est impeccablement réglé. Au Body Play, à Lausanne (Suisse), rien n’est laissé au hasard et le client ne doit jamais en croiser un autre dans les couloirs de ce salon de massage érotique « réservé aux hommes ». L’hôtesse qui vient d’achever sa « prestation », passe une tête au dehors d’une des quatre chambres que compte cet établissement d’un genre particulier, pour avertir que son client va prendre sa douche.
Installé dans un quartier résidentiel entre les rails du métro et ceux du train, le salon de massage érotique, c’est sa nomenclature officielle, porterait chez nous le nom de maison close. En Suisse, la prostitution est légale et reconnue comme un service à la personne dans la mesure où elle est une activité volontaire et indépendante. « Légale mais encadrée », souligne d’emblée Loïc Duc, le propriétaire du Body Play depuis deux ans et qui possède un établissement similaire dans le canton de Fribourg.
Pantalon de jean serré, teint hâlé, allure svelte et cheveux structurés, le presque quadra ne ressent aucune gêne à évoquer son métier et présenter son établissement où se rendent avocats, chefs d’entreprise et retraités.
L’exemple helvète interpelle et questionne, à l’heure où la perspective de la réouverture des maisons closes ressurgit en France sous l’impulsion du Rassemblement national — un terrain sur lequel le parti n’était pas attendu. Bientôt dix ans après la loi de 2016 contre la prostitution, le député lepéniste Jean-Philippe Tanguy prépare une proposition de loi visant à rouvrir des « maisons closes », d’après ses propres mots, tenues par des prostituées. Le lieu, fait valoir le RN, serait une sorte « de coopérative où elles (se) géreraient elles-mêmes ».
160 euros pour une « prestation » de vingt minutes
« Je ne voterai pas un texte venant du RN, balaye déjà le socialiste Emmanuel Grégoire, et je ne vois pas la droite le voter. » Oubliant presque que, en 2024, le député et rapporteur du Budget LR Philippe Juvin avait rédigé une proposition de loi similaire, visant à « sécuriser le droit des personnes qui se prostituent pour garantir un exercice plus sûr ». La sénatrice PS Laurence Rossignol, qui a porté la loi de 2016 en tant que ministre des droits des femmes, fustige, de son côté, une proposition « masculiniste », rappelant que 85 % des prostituées sont des femmes.
En l’état, l’idée devrait être rejetée par le Parlement, mais le débat est rouvert. La légalisation et la régulation plutôt que la criminalisation des clients et par voie de conséquence des prostituées, nos voisins ont bien choisi cette voie. De part et d’autre du Lac Léman, deux salles, deux ambiances et surtout deux conceptions.
Au Body Play, la sonnette retentit au premier étage de cet immeuble où les premières marches des escaliers sont décorées de bougies tamisées. Loïc Duc nous demande prestement de rester cloîtrés dans une pièce le temps que le client effectue son choix.
Dans une alcôve, Judith, la manageuse chargée de l’accueil, fait les présentations. Une à une, les filles défilent en petite tenue. Puis les tarifs sont détaillés : de 150 francs suisses (160 euros) pour vingt minutes à 400 Fr. (428 euros) pour une heure. « Pour ce dernier prix, il a droit aux préliminaires, une fellation protégée ainsi qu’un rapport protégé, plus un massage inclus », précise le propriétaire. Mais les tarifs peuvent grimper et une barre de pole dance dans une des chambres montre l’étendue de la gamme de prestations possibles.
Dans l’alcôve, le choix du client se porte sur Nina. Une hôtesse de nationalité française – comme 80 % des hôtesses du Body Play – qui vient de la ville d’Annecy (Haute-Savoie) « après deux heures d’autoroute et 45 euros de péage, le plus cher de France », râle la jeune femme de 42 ans. Sur le site Internet, Nina a droit, comme 250 autres filles, à une fiche détaillée et des clichés soignés. « Silhouette mince, cheveux blonds, poitrine refaite », peut-on lire en dessous de son prénom.
Le pourcentage prélevé « peut grimper à 40 voire 50 % »Pour se rémunérer, les gérants comme les hôtesses disposent de deux solutions qui prédominent. Un pourcentage prélevé par les premiers sur les prestations des secondes. C’est le business model du Body Play avec en l’occurrence un prélèvement de 35 %. « Mais ça peut grimper à 40 voire 50 %, alerte Pénélope Giacardy de l’association Aspasie, une structure genevoise d’aide aux TDS (travailleuses du sexe). Et, dans ces cas-là, les femmes deviennent dépendantes d’un gérant de salon. »
Autre solution, l’exercice de la profession dans un établissement où elles louent une chambre, parfois très cher. Dans ce cas, la prestation est perçue dans sa totalité par la prostituée.
Pour tenter d’inverser la balance en faveur des travailleurs et travailleuses du sexe, l’association Aspasie a créé une fondation (Philénis) et cassé sa tirelire pour racheter un immeuble du quartier chaud de Genève, les Pâquis, et le transformer en salon. C’est la deuxième opération du genre après un immeuble de cinq étages situé un peu plus loin dans la rue de Rossi.
L’opération financière est lourde (près de 10 millions d’euros pour l’achat et la rénovation) mais le Barillon, c’est son nom, entièrement dédié à la prostitution légale et géré par la fondation Philénis, met à l’abri les occupantes et les occupants des loyers usuraires, des logements insalubres et des problèmes d’insécurité. Un bouton d’urgence présent dans chaque logement près de la tête de lit permet de prévenir un service de sécurité privée.
« Rien qu’en pratiquant des loyers raisonnables, on parvient à se dégager, pour la première fois, un petit bénéfice, reconnaît Pénélope Giacardy. Alors imaginez les gérants qui prélèvent de gros pourcentages ou de gros loyers. Ce milieu génère un fric fou qui profite trop souvent aux intermédiaires et pas aux TDS. »
7 000 à 12 000 euros de revenus mensuels
En travaillant pour Body Play, Nina ne verse pas de loyer mais a de facto opté pour le prélèvement au pourcentage sur ses prestations. Elle se pare d’un chemisier noir aussi transparent que son décolleté est pigeonnant avant de nous confier, un brin bravache sous l’œil du propriétaire, qu’elle « aime son boulot ».
Ancienne esthéticienne en Haute-Savoie, elle affirme être mieux considérée « et moins méprisée ici » que par ses clientes dans son ancien institut. Financièrement, son activité lui rapporte, selon les mois, entre 7 000 et 12 000 euros. Un revenu très confortable pour cette mère célibataire. Mais on sent derrière le discours affirmé un parcours cabossé. La prostitution a des raisons, parfois complexes, derrière lesquelles ses actrices s’abritent pudiquement.
« Sur la prostitution, c’est le jour et la nuit entre la France et la Suisse », assure Pénélope Giacardy qui a longtemps travaillé dans l’Hexagone auprès des prostituées franciliennes. La législation suisse n’a pas pour but de faire disparaître le racolage, limité par les cantons à un nombre restreint de rues et certaines vitrines des villes suisses n’ont rien à envier au quartier rouge d’Amsterdam.
« Le modèle suisse », comme le qualifie Pénélope Giacardy pourrait-il franchir les Alpes ? Nina n’y croit pas trop : « Une question de mentalités. Il faudrait quand même qu’elles changent du tout au tout. À la fois du côté des clients mais aussi des politiques. » Même si, par moments dans la Confédération, des partis essaient de relancer le débat, le consensus semble solide sur la légalisation de la prostitution. « Et des projets comme le Barillon, parfaitement intégré dans le voisinage le prouve, assure Pénélope Giacardy. Dans les réunions de quartier, la prostitution n’est jamais un problème. »
4 janvier 2026 à 20 h 33 min #66756ZorglubParticipant- Messages : 108
- Lapinaute confirmé
Plutôt intéressant l’article.
Ça fait longtemps que je n’y vais plus, au Bodyplay.
Des habitués par ici, qui auraient des nouvelles fraîches ?
Les prix ont-ils pris l’ascenseur depuis le changement de gérance?Merci d’avance!
4 janvier 2026 à 20 h 51 min #66757GrozkorotParticipant- Messages : 191
- Lapinaute confirmé
Effecttivement, l’article est interessant!
Quant a ta question sur le BP… Faux plan bien foireux pour ma première ET derniere visite a ce salon.
J’avais RDV a 18h30 avec une escort que je connaissais d’avant, hors BP et que j’aime bien.
J’arrive vers 18h15, j’appelle pour demander si je peux arriver en avance. La réceptionniste me dit oui. Deux minutes après je suis en chambre, ayant lâché 300.- pour une heure.
J’attends 5 min et la réceptionniste vient me dire que la belle avec qui j’avais RDV n’est plus dispo et qu’elle ne peut pas me recevoir. Elle me propose de choisir une autre fille mais j’avais pas envie.
Je récupère mes 300 et je me casse, ca sentait trop le plan foireux.
Et je me suis consolé par une session bien sympa au Tresi.
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