Pour développer un peu +…
Extraits de l’article de ce jour dans 24Heures lors du 2ème jour du procès:
« Emergence d’un nouveau phénomène dans le milieu de la prostitution: la filière colombienne centrée sur l’abus de vulnérabilité. Une première dans le Canton de Vaud. »
« Ces jeunes Sud-américaines sont issues de milieu modeste. Le couple de proxénètes entrait en contact avec les filles dans leur pays en leur promettant une vie meilleure en Europe. Puis prenait en charge le voyage en avion jusqu’en Espagne puis par bus jusqu’en Suisse. Les frais de déplacement étaient remboursés par la suite. Ce n’est qu’une fois sur place que les filles prenaient conscience du piège. »
« Les travailleuses vivaient et oeuvraient dans le même appartement. En tout onze appartements entre Sion, Martigny et Lausanne. Les espaces d’une à deux pièces pouvaient compter jusqu’à 4 filles qui se relayaient nuit et jour pour accueillir les clients. Affiché à l’entrée l’horaire exigé ne leur laissait que quelques heures de repos par jour. Les congés étaient quasi inexistants. »
« Le duo gérait le réseau d’une main de fer.Le contrôle était absolu sur ces Colombiennes qui ne bénéficiaient d’aucun statut de séjour ni de de permis de travail. Elles devaient effectuer de quatre à neuf passes par jour. Les faits et gestes étaient surveillés: elles ne pouvaient pas sortir dans la rue sans autorisation. Des pratiques sexuelles dangereuses étaient obligatoires. Les victimes versaient la moitié de leurs gains à leur logeur. »